Boussaid: La décompensation du sucre inévitable

2 milliards de DH d’économies escomptées et une manne pour financer les projets sociaux Samir: le temps du chantage

2 milliards de DH d’économies escomptées et une manne pour financer les projets sociaux

Samir: le temps du chantage et pressions est révolu
Le recul des activités agricoles aura un impact négatif sur le PIB
Boussaid: La décompensation du sucre inévitable

Boussaid: «Même une croissance à 2,6% est bonne à prendre» (Ph. Bziouat)

«Dans le domaine des prévisions, il n’y a pas de certitude. L’essentiel c’est qu’elles soient basées sur des données solides». Pour lever tout équivoque, Mohamed Boussaid(1) prépare l’opinion à l’ensemble des scénarios en matière de projection économique, y compris les pires.  Quoi qu’il en soit, pour cette année, Boussaid est prêt à accepter «même une croissance de 2,6%». Peu importe si ce chiffre est en dessous de ce qui a été réalisé en 2015, qui devra varier entre 4,7% et 5%. Sans surprise, ce sont surtout les prévisions pessimistes pour la saison agricole 2016 qui devront le plus peser sur le taux de croissance. Après une récolte record de 115 millions de quintaux en 2015, cette année, les objectifs les plus optimistes tablent sur 70 millions de quintaux, surtout avec le grand retard des intempéries. Globalement, les activités agricoles devront connaître une baisse de 1,8%, a noté le ministre. La performance du PIB non agricole, dont la progression est passée de 1,9% en 2013 à 3,5% prévus en 2016, ne sera pas suffisante pour résorber le gap. Le déficit de croissance soulève dans son sillage la question du poids des charges qui pèsent sur les finances publiques. A commencer par le sujet des subventions. Dans la liste des produits  sur la liste de la décompensation, le sucre continue de nourrir les fantasmes en raison de forte charge sociale. Et pourtant sa décompensation, prévue en février, est jugée nécessaire. «Un débat sérieux a été ouvert à ce sujet, et le gouvernement va lancer cette mesure suite à des études approfondies», a souligné Boussaid. Surtout qu’une grande partie du sucre subventionné est destinée à des activités industrielles. Et «les initiatives lancées auparavant, notamment pour récupérer des montants de certains industriels, n’ont pas donné les résultats escomptés».  Les économies escomptées à l’issue de cette opération, soit 2 milliards de DH destinés à la subvention du sucre, seront réorientées à parts égales, à l’acquisition d’équipements médicaux au profit du monde rural et pour alimenter le fonds de cohésion sociale.

Sur un autre registre, celui de la gouvernance, Boussaid n’a pas pu esquiver le sujet de la Samir. Le ministre Rniste a appelé les responsables de la société de raffinage à honorer leurs engagements et de procéder à l’augmentation de capital de 10 milliards de DH. Le ton est au passage on ne peut plus ferme: «Le temps du chantage et des pressions est révolu».
M. A. M.

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(1) Il était l’invité du forum de la MAP mardi  5 janvier.

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